Rhinoplastie secondaire

Résultats Rhinoplastie secondaire

La rhinoplastie secondaire ne peut être considérée comme la répétition plus ou moins difficile d’une rhinoplastie primaire. Il s’agit d’une “entité chirurgicale distincte”.



Complications d'une chirurgie du nez

Les complications les moins rares, comme pour la plupart des interventions chirurgicales, sont les hémorragies et l’infection. D’autres sont spécifiques de la rhinoplastie, comme une perforation septale liée à un hématome ou encore l’apparition d’une obstruction nasale liée à une altération de la région de la valve nasale.

Epistaxis et infection nasale : des complications rares

Le nez est une région très bien vascularisée, ce qui explique un saignement quasi constant au cours de toute chirurgie du nez, qu’elle soit fonctionnelle ou esthétique. Ce saignement est limité par une infiltration adrénalinée aussi minutieuse que possible. Ce saignement s’arrête habituellement dès la fin de l’intervention sous l’action combinée du méchage endonasal et de la contention externe (attelle). Aussi, seule l’exagération de ce saignement normal pendant l’intervention ou dans les suites opératoires immédiates mérite le nom d’hémorragie. Et uniquement dans ce cas, l'on peut parler de complication.
 

Au cours de l’intervention, en dehors d’anomalies connues de l’hémostase (intérêt de l’interrogatoire et du bilan sanguin préopératoire), un pic de tension artérielle peut déclencher une hémorragie qui est alors rapidement contrôlée par l’ajustement des valeurs tensionnelles. En période de menstruations, le saignement est souvent plus abondant et peut nécessiter un méchage postopératoire efficace. Lorsque l’infiltration est insuffisante, lorsque le plan de dissection n’est pas le bon, lorsque les incisions ne sont pas précisément réalisées par le chirurgien, une hémorragie peut survenir et sera immédiatement contrôlée. Finalement, la chirurgie du nez n’est pas particulièrement “sanglante”. 

 

A distance de l’intervention, si l’on excepte un léger saignement habituel lors de l’ablation des mèches, les hémorragies tardives sont exceptionnelles.

Du fait de cette excellente vascularisation du nez, l’infection postopératoire est rare, et ce, malgré le caractère naturellement septique des fosses nasales (Staphylococcus epidermis, Staphylococcus aureus, Streptococcus viridans...). La meilleure prévention, pour éviter ce type de complication, réside dans l’évacuation la plus complète possible du sang avant méchage et dans un nettoyage méticuleux avec ablation des esquilles osseuses. L’antibiothérapie systématique est donc discutée mais est parfaitement justifiée en cas de volumineux hématome, de méchages prolongés ou au moindre doute lorsque l’on craint une surinfection éventuelle.

 

Quoiqu’il en soit, toute douleur exquise au décours d’une rhinoplastie - le plus souvent dans la première semaine - doit alerter le patient et impose une consultation auprès du praticien afin de rechercher une infection des fosses nasales ou plus rarement encore une ostéite (infection osseuse) qui peut survenir après réalisation des ostéotomies.

Perforation septale, obstruction nasale : Particularités

Perforation du septum nasal

Il s’agit d’une véritable complication due à un saignement de la loge septale. Cette complication responsable d’une obstruction nasale peut passer inaperçue dans les suites immédiates d'une rhinoplastie. L’examen des fosses nasales doit donc être systématique lors de l’ablation de l’attelle. En cas d’hématome, ce dernier doit être évacué et un méchage compressif est indispensable. En l’absence de traitement, l’infection provoquée par cet hématome cloisonné est responsable d’une chondrite suivie d’une perforation du septum nasal.

Parmi les autres complications fonctionnelles liées à la chirurgie du nez, l’obstruction nasale tient une place importante. L’analyse fonctionnelle préopératoire est essentielle dans la bonne gestion d’une rhinoplastie. Un nez bouché qui le reste après une intervention ou l’apparition d’une difficulté respiratoire alors qu’elle était absente avant la chirurgie laisse supposer une analyse incomplète de la situation fonctionnelle. Les mécanismes à l’origine de l’obstruction nasale peuvent intéresser la cloison nasale, les cornets inférieurs et/ ou la région de la valve nasale. Une résection excessive du bord caudal du septum, en plus d’un résultat inesthétique, conduit à une altération du débit nasal. Une déviation de cloison partiellement corrigée, des ostéotomies latérales mal positionnées, une réduction trop grande de la portion céphalique des crus lateral, sont des situations, parmi d’autres, responsables d’une gêne respiratoire. Ces situations vont conduire pour la plupart à une rhinoplastie secondaire.


Date de la dernière modification: le 31 juillet 2014 

Les comportements à adopter avant et après l'opération.

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