Rhinoplastie secondaire

Résultats Rhinoplastie secondaire

La rhinoplastie secondaire ne peut être considérée comme la répétition plus ou moins difficile d’une rhinoplastie primaire. Il s’agit d’une “entité chirurgicale distincte”.



Chirurgie du Nez, une école de modestie

La rhinoplastie est certainement l’une des chirurgies qui impose au praticien une remise en question régulière tant par l’analyse de ses succès que par celles de ses insuffisances de résultats. Les très bons résultats sont d’autant plus difficiles à obtenir que le chirurgien s’est fixé l’objectif d’un nez harmonieux et équilibré. De tels résultats ne peuvent s’envisager qu’après avoir analysé avec précision les “défauts” des différentes structures qui composent le nez. L’examen de la pyramide nasale, tant visuel que par la palpation, doit permettre de préciser les déformations qui reviennent aux structures osseuses de celles qui ont une origine cartilagineuse. Réalisé sous un bon éclairage, l’examen visuel est à la fois statique et dynamique, notamment lors du sourire à la recherche d’une “chute de la pointe” (hypertonie du muscle depressor septi nasi, entre autre), et lors des mouvements inspiratoires et expiratoires à la recherche d’un collapsus de la valve nasale externe. 


Ne pas oublier qu’un nez doit respirer pour être beau

Qu’elle soit associée aux demandes esthétiques du patient ou qu’elle soit la conséquence du geste opératoire, l’obstruction nasale ne doit jamais être négligée par le rhinoplasticien. Une opération du nez ne peut se concevoir sans un examen des fosses nasales sous contrôle optique, à la recherche d’une déviation du septum nasal, d’un collapsus de la valve nasale interne, d’une hypertrophie des cornets inférieurs...

Cet examen endoscopique prend toute son importance lors de la chirurgie secondaire du nez. Le praticien doit alors vérifier l’état du vestibule à la recherche de cicatrices, l’existence d’une résection excessive du septum cartilagineux, la présence d’une perforation septale, l’existence de synéchies entre les cornets inférieurs et le septum... ou toute anomalie architecturale susceptible de modifier les modalités de l’intervention. L’endoscopie des fosses nasales permet également d’évaluer l’aspect de la muqueuse nasale à la recherche d’arguments en faveur d’une allergie respiratoire, parfois associée à la présence de polypes dans les fosses nasales. Dans cette dernière situation, seule  la prise en charge initiale, médicale ou chirurgicale, de cette pathologie autorisera la réalisation secondaire de la
rhinoplastie

Du rôle des téguments dans la chirurgie du nez...

La palpation, temps essentiel dans l’examen du nez, complète l’examen visuel, et permet  d’apprécier l’élasticité des cartilages alaires et triangulaires, de rechercher des irrégularités osseuses non visibles et d’estimer l’épaisseur et la mobilité des téguments. Ces téguments ont une importance chirurgicale considérable. Entre la peau fine mobile de la pyramide nasale et les plans périosté des os propres du nez et périchondral des cartilages latéraux supérieurs s’interposent les muscles pyramidal et transverse du nez, associés à une enveloppe séparant les couches graisseuses, l’ensemble réalisant un système musculo-aponévrotique superficiel ou SMAS, qu’il faut respecter lors de toute rhinoplastie. 

 

Par contre, la peau n’est pas mobile sur la base du nez, et suivant son épaisseur, cache ou expose les structures cartilagineuses sous jacentes. Une peau très fine laissera apparaître la moindre irrégularité générée par le geste chirurgical. A l’inverse, une peau très épaisse effacera les reliefs, se redrapera mal et la définition des contours restera insuffisante. Le rhinoplasticien se doit d’expliquer tout cela au patient. 

 

Date de la dernière modification: le 30 octobre 2013


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