Rhinoplastie secondaire

Résultats Rhinoplastie secondaire

La rhinoplastie secondaire ne peut être considérée comme la répétition plus ou moins difficile d’une rhinoplastie primaire. Il s’agit d’une “entité chirurgicale distincte”.



Rhinoplastie : les Objectifs

Procédure exclusivement chirurgicale jusqu’à récemment, l’objectif de la rhinoplastie, est de corriger les reliefs disgracieux du nez en modifiant ou en remodelant ses caractéristiques morphologiques afin d’obtenir un résultat naturel, harmonieux et équilibré. Le “nez idéal ” n’existe pas et les canons de beauté qui n’ont cessé d’évoluer au cours des siècles ne doivent servir que d’”aide-mémoire” pour le rhinoplasticien. L’utilisation systématique sans nuance de telle ou telle mesure d’angle ou de longueur du nez risque d’être plus nuisible qu’utile. La rhinoplastie en effet n’a pas fini d’évoluer comme en témoigne la multiplicité des ouvrages, articles et communications sur le sujet.

Rhinoplastie esthétique : analyse de Jacques Joseph

Jacques JosephJacques Joseph (1865-1934)

Parmi les grands noms de la rhinoplastie esthétique, il en est un qui se dégage; celui de Jacques Joseph (1865-1934), chirurgien berlinois qui met au point dans les années 1900, la rhinoplastie “à toit ouvert” qui consiste en une ablation de la bosse nasale osseuse et cartilagineuse. A cette époque, la fonction ventilatoire du nez n’était pas particulièrement respectée avec pour conséquence des lésions plus ou moins importantes de la valve nasale.
 
De l’autre côté de l’Atlantique, à la même époque, un chirurgien new-yorkais du nom de John Roe (1848-1915), pratiquait une chirurgie esthétique du nez, similaire par la technique. Il s’agit d’une des toutes premières rhinoplasties “modernes” par voie endonasale.

 

Par la suite, la plupart des chirurgiens ont adopté cette technique. Mais cette dernière présente certains inconvénients. En premier lieu, la résection de l’auvent nasal peut altérer les muscles du nez et le revêtement cutané, avec des troubles vasomoteurs (rhinorrhée) et sensitifs (notamment au froid) encore appelés syndrome du “toit ouvert”. En second lieu, la suppression de l’auvent, en affaiblissant la dynamique de la valve nasale, peut perturber l’écoulement de l’air ou accroître une gêne respiratoire pré-existante. 

Chirurgie fonctionnelle du nez selon Maurice Cottle

Maurice H. CottleMaurice H. Cottle (1898-1981)

Cette évolution de la chirurgie du nez fait suite aux anomalies consécutives liées à la résection de la bosse mais aussi aux troubles fonctionnels respiratoires possiblement déclenchés par la rhinoplastie "à toit ouvert".
 

Inspiré de l’observation des fractures des OPN, Maurice H. Cottle propose un abord large de la loge septale dans sa technique de septorhinoplastie, encore intitulée “The maxilla-premaxilla approach to extensive nasal septum surgery” lors d’une publication en 1958. L’alternative d’une technique “à toit ouvert” permet, en impactant la bosse nasale (push-down), de respecter l’architecture du dorsum et de préserver l’unité septo-pyramidale. Mais il s’agit d’une technique complexe, limitée aux cas des nez cyphotiques avec projection excessive. La plupart des écoles françaises de chirurgie fonctionnelle et esthétique du nez ont privilégié la méthode dite "à toit ouvert". 

Rhinoseptoplastie avec impaction de la bosse nasale (push-down) selon CottleRhinoseptoplastie avec impaction de la bosse nasale (push-down) selon Cottle
Date de la dernière modification: le 23 décembre 2013
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