Rhinoplastie secondaire

Résultats Rhinoplastie secondaire

La rhinoplastie secondaire ne peut être considérée comme la répétition plus ou moins difficile d’une rhinoplastie primaire. Il s’agit d’une “entité chirurgicale distincte”.



Rhinoplastie médicale, alternative à la chirurgie

Avant toute injection, le praticien doit rechercher des antécédents allergiques, un terrain atopique, l’existence de pathologies auto-immunes, un traitement immunosuppresseur ainsi que la notion d’un herpès récurrent. Le rhinoplasticien doit interroger le patient quant à d’éventuelles injections pratiquées antérieurement sur le nez en essayant de préciser le type de produit utilisé.

Des produits de comblement pour un nez esthétique

Deux produits sont actuellement largement utilisés dans le remodelage du nez sans chirurgie. L’acide hyaluronique, molécule sans spécificité d’espèces ou de tissu (aucun test intradermique nécessaire), est très largement utilisé pour les comblements au niveau du nez. L’acide hyaluronique se présente sous la forme d’un gel transparent, plus ou moins visqueux, correspondant à son caractère réticulé. Le fort degré de réticulation assure le caractère volumateur et permet ainsi de combler une ensellure, de remplir l’angle nasofrontal, de camoufler une bosse au niveau du dorsum, d’améliorer la projection de la pointe du nez ou simplement de corriger des asymétries. L’acide hyaluronique, produit résorbable au niveau du nez entre 8 et 12 mois, implique donc de renouveler la procédure lorsque cela devient nécessaire.

 

Le second produit est un gel de microsphères d’hydroxyapatite de calcium, suspendu dans un gel vecteur à base d’eau et de résorption lente (2 ans). L’absence de spécificité d’espèces ou de tissu permet son utilisation sans test d’allergie. Résorbable au niveau du nez en moyenne après 12 mois, ce produit doit être renouveler.


Toxine botulique, du procerus au depressor septi nasi

Pour comprendre les bénéfices de la toxine botulique dans le remodelage du nez, il faut se souvenir que cette toxine induit une paralysie musculaire en bloquant la libération d’acétylcholine au niveau de la jonction neuromusculaire des muscles squelettiques, inhibant ainsi la transmission de l’influx nerveux vers la plaque motrice à travers la synapse.

 

Le muscle procerus (muscle pyramidal) est le seul muscle nasal à ne pas agir sur l’aile du nez. Il est formé de fibres provenant du muscle frontal, s’insère sur les os propres du nez  au niveau de la racine et sur les cartilages triangulaires. Hypertrophique, Il peut combler l’angle nasofrontal. Sa relaxation musculaire par l’injection de toxine botulique permet de recréer un angle nasofrontal, résultat d’autant plus satisfaisant que la chirurgie du radix (manoeuvre d’Aufricht) consiste à pratiquer une exérèse de la partie haute des os propres du nez et de la portion attenante du frontal sans corriger pour autant l’hypertrophie du muscle pyramidal à l’origine alors d’une insuffisance de résultat.

 

Le muscle nasalis pars transversa (muscle transverse), s’étale à la partie moyenne du nez depuis le dos du nez au niveau des cartilages triangulaires jusqu’au sillon naso-labial où des fibres s’intriquent avec les faisceaux externes du muscle depressor septi nasi. Ce muscle est élévateur et dilatateur de l’angle latéral des ailes narinaires, et est à l’origine de rides latéro-nasales (“bunny lines” des anglosaxons). Sa relaxation musculaire par l’injection de toxine botulique estompe ces rides situées verticalement de part et d’autre de la base du dorsum.

 

Le muscle nasalis pars alaris (muscle dilatateur des narines), souvent très mince, se trouve dans l’épaisseur de l’aile du nez et s’étend du sillon nasolabial au bord latéral de la narine correspondante. Dilatateur de la narine, ce muscle élargit le vestibule nasal et prévient le collapsus narinaire à l’effort. Sa relaxation musculaire par l’injection de toxine botulique réduit l’ouverture des ailes narinaires et devient alors une alternative à la réduction chirurgicale des ailes narinaires.

 

Le muscle depressor septi nasi (muscle myrtiforme) s’étend verticalement en éventail et s’insère sur les saillies alvéolaires de la canine et de l’incisive latérale pour se terminer à la partie postérieure de l’orifice narinaire et de la face profonde de la peau au niveau de la columelle. Abaisseur de la pointe du nez et de l’aile narinaire, ce muscle rétrécit transversalement l’orifice narinaire. Sa relaxation musculaire par l’injection de toxine botulique relève la pointe du nez et peut dans certain cas être une alternative à un geste chirurgical de relèvement de la pointe du nez.

 

Les muscles levator labii superioris et levator labii superioris alaeqe nasi (muscles releveurs profond et superficiel de la lèvre et de l’aile du nez), s’ils sont élévateurs de l’aile du nez et donc dilatateurs de la narine, sont avant tout élévateurs de la lèvre supérieure. La relaxation musculaire de ces deux muscles par l’injection de toxine botulique n’interfère que peu sur le nez.

 

Date de la dernière modification: le 30 octobre 2013

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