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Rhinoplastie secondaire

Résultats Rhinoplastie secondaire

La rhinoplastie secondaire ne peut être considérée comme la répétition plus ou moins difficile d’une rhinoplastie primaire. Il s’agit d’une “entité chirurgicale distincte”.



Chirurgie secondaire du nez

Plus encore que pour la chirurgie primaire du nez, chaque intervention doit être considérée comme unique puisqu’à la variété des déformations de départ s’ajoute la diversité des lésions postopératoires existantes. C'est ainsi que les résultats esthétiques et fonctionnels d'une telle intervention devront toujours être appréciés en fonction des éléments précédents.


Particularités d'une opération secondaire du nez

Avant tout, patient et chirurgien doivent être réalistes quant aux résultats escomptés. En effet, quelle que soit la compétence du rhinoplasticien, les probabilités d’obtenir un résultat “parfait” lors d’une rhinoplastie secondaire sont moindres qu’au cours d’une rhinoplastie primaire. Le patient doit être informé des difficultés prévisibles mais aussi de celles qui pourraient survenir lors de l’intervention; ces difficultés devant être nuancées en fonction du type de corrections envisagées (de la simple retouche à une reprise complexe avec utilisation de greffons cartilagineux et parfois osseux). 

 

Le premier élément qu’il convient de définir avec le patient est le moment à partir duquel il est possible d’envisager une reprise. A l’exception de certaines retouches mineures qui peuvent s’envisager dès le sixième mois, le délai habituel, accepté de tous les chirurgiens, est de douze mois, qu’il est parfois prudent de prolonger à dix huit mois. Il est important de contrôler le patient régulièrement afin d’apprécier la régression d’un oedème résiduel, la diminution d’une hypertrophie fibreuse, la consolidation des structures osseuses, l’existence de cicatrices en regard de la valve nasale interne ou la présence de synéchies entre la tête du cornet inférieur et le septum responsables de troubles ventilatoires. 


Chirurgie secondaire du nez pour une insuffisance de projection du dorsum et une obstruction nasaleChirurgie secondaire du nez pour une projection réduite du dorsum et une obstruction nasale

Points techniques lors d'une seconde opération du nez

L’anesthésie générale est choisie la plupart du temps à l’exception des retouches simples où l’anesthésie locale peut être programmée en tenant compte des troubles de la vascularisation locale qui oblige souvent le chirurgien à diminuer au maximum l’usage des vasoconstricteurs.

 

Relative à la voie d’abord, deux approches sont discutées. En premier lieu, l’abord endonasal permet de limiter au minimum les incisions et les décollements avec pour principal avantage la réduction de zones cicatricielles induites. Mais le plus souvent, le chirurgien réalise une incision transcolumellaire (voie externe) dont les avantages par un abord large sont une meilleure exposition des structures cartilagineuses, un bilan lésionnel très détaillé et des techniques de correction sous contrôle de la vue (mise en place de greffons, sutures).

 

Tous comme les rhinoplasties primaires, il existe des rhinoplasties secondaires d’augmentation et d’autres de réduction. Dans les cas fréquents où une greffe de modelage ou de comblement est nécessaire, l’utilisation de matériau autogène est fortement recommandée. Le chirurgien devra toujours préférer l’utilisation d’un cartilage septal (cloison nasale), conchal (oreille) ou costal et lorsque cela est indispensable pour certaines reconstructions de la pyramide nasale, l’utilisation d’une greffe osseuse (os pariétal, os iliaque). L’utilisation d’implants alloplastiques lors d’une chirurgie secondaire du nez, en supprimant le temps de prélèvement, constitue pour le chirurgien une simplification et un gain de temps, et, pour le patient, des suites opératoires moins douloureuses, notamment en cas de prélèvement osseux. En dépit de ces avantages, ces implants présentent de nombreux inconvénients dont un pourcentage d’infections et de rejet non négligeables, et cela, quelque soit le matériau utilisé.

Afin de corriger les irrégularités du dorsum ostéo-cartilagineux et renforcer les téguments atrophiques, le chirurgien dispose de greffes aponévrotiques (aponévrose temporale, fascia lata) et de matériaux résorbables comme des matrices de collagène et d’élastine.


Date de la dernière modification: le 23 décembre 2013