Rhinoplastie secondaire

Résultats Rhinoplastie secondaire

La rhinoplastie secondaire ne peut être considérée comme la répétition plus ou moins difficile d’une rhinoplastie primaire. Il s’agit d’une “entité chirurgicale distincte”.



J'aimerais me refaire le nez...

Combien d’entre nous n’ont pas eu un jour l’idée de se faire refaire le nez ? Parce que “trop long avec une bosse” ou au contraire “trop court et creusé” ou bien dévié...

 

Le nez peut devenir un véritable complexe. Le rhinoplasticien doit apprécier les motivations réelles de chaque patient car l’apparence physique joue un rôle non négligeable dans la vie sociale ou affective mais les réactions sont variables face à une dysharmonie nasale, allant de l’indifférence au conflit d’acceptation. L’image corporelle, entité psychologique bâtie non sur la réalité mais sur la manière dont le sujet se voit, est à l’origine parfois de réactions sans rapport avec le caractère objectif des déformations. Le chirurgien, au cours des consultations doit s’assurer que les motivations du patient sont nettes, précises et coïncident avec les données de l’examen clinique. Parallèlement à l’évaluation psychologique, le projet chirurgical est validé avec le patient à partir de photographies et de simulations numériques en 3D. 


Acide hyaluronique ou hydroxyapatite de calcium

La rhinoplastie médicale est devenue une alternative sérieuse pour les patients désireux de se refaire le nez sans pour autant passer par la chirurgie. Mais cela suppose une parfaite connaissance de l’anatomie chirurgicale du nez afin d’optimiser le résultat esthétique mais aussi de ne pas altérer la fonction ventilatoire par des injections inadaptées. 

 

Deux types de produits injectables sont actuellement disponibles mais seuls les seconds doivent être utilisés. Les produits non biodégradables dont la présence est retrouvée après plusieurs années, comme le polymethylmetacrylate ou encore les hydrogels acryliques ne doivent pas être injectés au niveau du nez afin de prévenir tout risque de granulome ou d’ulcération. 

 

Par contre, les produits biodégradables à résorption cutanée progressive  et complète comme l’acide hyaluronique ou encore l’hydroxyapatite de calcium permettent au rhinoplasticien de sculpter le nez, de corriger des imperfections, d’équilibrer une asymétrie, de combler l’arête nasale sans immobiliser le patient avec des résultats visibles immédiatement. Le choix de ces produits est déterminé selon les habitudes et l’expérience du praticien, et ce choix est exposé au patient en précisant le mécanisme d’action, l’évolution du produit in situ et les éventuels effets secondaires ou indésirables potentiels. Quant au collagène, d’origine bovine, porcine ou obtenu par génie génétique, il est peu utilisé pour les comblements du nez. Allergisant, son utilisation impose un double test intradermique à un mois d’intervalle.


La chirurgie du nez conserve ses lettres de noblesse

Même si les indications de rhinoplastie médicale existent, toutes les disgrâces du nez ne peuvent être corrigées par l’utilisation de produits de comblement. Dans un certain nombre de situations, seule la rhinoplastie chirurgicale est la solution. C’est au praticien  d’aborder avec le patient la faisabilité de telle ou telle technique avec un objectif: corriger les reliefs disgracieux du nez afin d’obtenir un résultat naturel, harmonieux et équilibré. L’analyse des principales déformations du nez peut se décomposer autour de trois entités  selon une approche anatomique et chirurgicale: le dorsum limité en haut par l’angle nasofrontal et en bas par la zone sus-lobulaire; la pointe constituée des cartilages alaires et la base, située à la zone de jonction du nez mobile avec le plan facial formé médialement par l’angle nasolabial et latéralement par les ailes narinaires.


Toutes ces déformations esthétiques du nez ne doivent pas faire oublier au rhinoplasticien d’évaluer de façon précise la fonction respiratoire à la recherche d’anomalies architecturales de la cloison nasale  parfois associée à une hypertrophie des cornets inférieurs qu’il conviendra de prendre en charge dans le même temps opératoire.

 

Date de la dernière modification: le 30 octobre 2013


J'ai une question


Pour un avis
Contactez-nous