Rhinoplastie secondaire

Résultats Rhinoplastie secondaire

La rhinoplastie secondaire ne peut être considérée comme la répétition plus ou moins difficile d’une rhinoplastie primaire. Il s’agit d’une “entité chirurgicale distincte”.



Rhinoplastie fonctionnelle pour mieux respirer

L’examen vidéoendoscopique et la tomodensitométrie du massif facial avec reconstruction  3D ont profondément transformé l’exploration des cavités nasales et des sinus, autorisant des analyses de plus en plus précises de l’architecture ostéo-cartilagineuse. La pertinence d’une telle analyse doit permettre au chirurgien d’être au plus précis dans ses décisions quant à la rhinoplastie fonctionnelle. Ne pas tenir compte d’un problème fonctionnel préexistant (déviation de la cloison nasale), voire le méconnaitre (anomalie de la valve nasale interne) peut altérer les résultats esthétiques d’une chirurgie du nez, en plus de gêner la respiration. Il n'est pas possible aujourd'hui de dissocier la fonction respiratoire du résultat esthétique d'une opération du nez.

 

Le rhinoplasticien doit être à l’aise tout autant dans l’analyse esthétique du nez que dans son analyse fonctionnelle, permettant ainsi d’adapter les temps opératoires propres à chaque intervention.


Endoscopie des fosses nasales avant chirurgie du nez

L’interrogatoire précise les caractères de l’obstruction nasale, uni ou bilatérale, à bascule, majorée par la position allongée, au repos ou à l’effort...

Certains aspects morphologiques du nez orientent d’emblée vers un diagnostic comme un grand nez sous tension, fin et pincé, qui doit faire rechercher une pathologie de la valve nasale. Le praticien recherchera de la même façon une pathologie de la valve lorsque l’écartement latéral des téguments nasogéniens (approximativement au niveau des ailes du nez) améliorent l’inspiration. 

 

Les anomalies muqueuses sont certainement les causes les plus fréquentes d’obstruction nasale, et de fait ne répondent à aucun geste chirurgical. La recherche attentive de toute anomalie muqueuse pouvant expliquer une obstruction nasale doit toujours précéder une éventuelle chirurgie fonctionnelle du nez, afin de ne pas rendre inefficace, voire “contre productif” une septoplastie  et/ou une turbinectomie partielle inférieure.

 

L’utilisation d’un écarteur ou d’un speculum permet d’apprécier la morphologie du vestibule (surtout en cas de rhinoplastie secondaire), l’état de la cloison nasale, l’aspect du bord inférieur des cartilages triangulaires (cartilages latéraux supérieurs). L’examen est complété par une endoscopie des fosses nasales, des méats moyens et de toutes les structures susceptibles d’altérer la fonction respiratoire. 


Chirurgie des cornets inférieurs : ce qu'il faut en penser

Principes de la turbinectomiePrincipes de la turbinectomie partielle

Les différentes déformations du septum cartilagineux, ainsi que les déformations osseuses (vomer et lame perpendiculaire de l’ethmoïde) sont analysées sur une page relative à la cloison nasale. L’existence d’une déviation de cloison nasale n’implique pas nécessairement une gêne respiratoire nasale. 

C’est pour cette raison que le chirurgien fait appel à des examens complémentaires comme la tomodensitométrie du massif facial et la rhinomanométrie avant toute décision chirurgicale. 

 

Les anomalies architecturales des cornets, inférieurs mais aussi moyens, doivent être analysées car les cornets peuvent s’intégrer dans une chirurgie fonctionnelle du nez. 

Décrite la première fois en 1895, la chirurgie du cornet inférieur ou turbinectomie n’a pas bonne presse auprès des patients du fait de l’existence de troubles respiratoires majeurs survenus au décours de cette chirurgie, connus sous le nom du “syndrome du nez vide”. 

Dans tous les cas rapportés de la littérature, il s’agissait de la résection complète des cornets inférieurs. 

Pour la plupart des auteurs, l’indication d’une réduction partielle des cornets inférieurs (turbinectomie partielle, turbinoplastie, cautérisation, électrocoagulation, laser YAG, radiofréquence) ne se pose que lorsque l’obstruction nasale n’est plus contrôlée par le traitement médical général et local bien conduit pendant au moins six mois.


Date de la dernière modification: le 06 octobre 2013

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